Il n’y a pas de vérité absolue en paris sportifs, mais généralement le bon parieur respecte deux choses : la gestion de banque et l'analyse des matchs.
Pour la gestion de la banque nous y reviendrons plus tard dans la section méthodes. Pour ce qui est de l’analyse des matchs, c’est un élément indispensable dans une optique de gains à long terme et là raison en est toute simple : le bookmaker, lui, analyse les matchs. Si vous voulez le battre il faut donc les analyser mieux que lui. Analyser un match n’est pas une activité compliquée mais elle exige un minimum de sérieux et de rigueur.
Premièrement il faut aller fouiller dans les statistiques. Les derniers résultats, le nombre de buts/points marqués, le classement etc. Certaines statistiques sont de véritables mines d’or, d’autres sont totalement insignifiantes. Apprendre à faire le tri entre les points capitaux et les futilités relève de l’expérience. Cela dépend également des sports. En tennis par exemple, le pourcentage de victoire par surface est déterminant.
Deuxièmement, il faut aller à la chasse aux infos. Contrairement aux statistiques, où vous aurez du mal à surpasser le bookmaker, puisqu’il possède les mêmes ainsi que des outils plus complets pour les interpréter, les infos confidentielles sont un terrain où vous pouvez totalement le battre.
Un exemple en snooker à l’open du Qatar. Trois joueurs qataris inconnus avaient été invités, au tirage au sort ils étaient tombés contre trois professionnels anglais. Les bookmakers n’ayant aucune information sur eux, leur avaient attribué une cote de 1.25.
Après moult recherches nous avons découvert (sur leurs profils Facebook !) qu’il s’agissait de trois amateurs, un comptable, un banquier et un docteur, sans aucune victoire significative, même en amateur, et aux records très bas. Les trois cotes de 1.25 se transformaient du coup en généreux cadeaux, surtout lorsque prises en combiné elles fusionnaient en une superbe cote de 1.95.
Ce genre de chose est assez fréquent, et il ne peut jamais faire de mal avant de parier sur une équipe ou un joueur d’aller faire un tour sur son site internet.
Troisièmement il faut regarder le contexte. Qui est en forme, quelle est la motivation des forces en présence, est‐ce qu’une des équipes joue à domicile, de quand date leur dernier match, quel est l’état de fatigue etc.
Dernière chose, le bon parieur se pose sur un match à analyser sans trop d’à‐priori. Si vous êtes trop convaincu du résultat d’un match, vous n’analyserez que pour persister dans votre choix, en ignorant les facteurs susceptibles de vous alerter.