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Le guide du mauvais parieur

Le mauvais parieur est en chacun de nous. Il est victimes de réflexes universels, mais que certains contrôlent mieux que d’autres.

Pour commencer le mauvais parieur est quelqu’un d’impatient et cela se retrouve dans tous les aspects de sa façon de parier, à commencer par la gestion de son capital. C’est simple, le mauvais parieur n’en a aucune. Il mise selon l’humeur et souvent trop gros. Pour un capital de 100 euros, admettons que vous misiez 20 euros par pari, et bien si vous avez 5 paris faux de suite, vous perdez tout. 5 paris faux consécutifs, cela arrive à tout le monde, parieur chevronné ou pas. Cela reste un jeu de hasard, même si sa part est plus faible que chez d’autres jeux.

Le mauvais parieur est quelqu’un d’impulsif, et après une mauvaise série il est tenté de miser 2 fois plus pour se refaire. Ne pas réussir à accepter ses pertes, refuser d’admettre que l’on finira certains jours en négatif est bien évidemment une erreur. Cela mène tout droit à la banqueroute. De même, le mauvais parieur se laisse parfois griser par une bonne série, et à cause du sentiment d’invulnérabilité qui en découle, augmente ses mises de façon inconsidérée.

Le mauvais parieur n’aime pas attendre, et quand il n’y a pas de paris intéressants, se rabat sur des sports inconnus, des compétitions confidentielles où des équipes imprévisibles. Résultat, il perd de l’argent, car si on laisse au bookmaker le monopole de l’analyse et des informations, c’est normal qu’il nous prenne notre argent.

Le mauvais parieur ne se remet jamais en question, quand il passe un pari c’est parce qu’il est bon, quand il rate un pari c’est parce qu’il n’a pas de chance, qu’il est maudit, voire même « qu’on conspire contre lui »

Le mauvais parieur possède une foi inébranlable dans les petites cotes, qui vont forcément passer, puisqu’elles sont petites. Personne ne lui a expliqué que le hasard est parfois capricieux et qu’il peut tout à fait contredire une forte probabilité, surtout si celle‐ci a été surestimée.

A l’inverse, le mauvais parieur est parfois un acharné des grosses cotes. Il dédaigne les cotes en dessous de 2 et prend des dizaines de paris à plus ou moins grande mise en se disant « Bah, on sait jamais, ça peut passer ».

Le mauvais parieur parie parfois avec le coeur, sur son équipe préféré où le joueur dont il est fan. Il est incapable de voir quand ceux‐ci sont perdus d’avance.

Le mauvais parieur fait des combinés de 20 matchs. A l’arrivée il pleure parce qu’il y’en a toujours un qui rate, lui faisant s’effondrer son combo. Ou il fait plusieurs combinés dans lesquels il glisse le même match. Quand celui‐ci rate, et il rate souvent, c’est un joli pourcentage de son capital qui s’envole.

Le mauvais parieur n’analyse pas le match, il fait confiance à son instinct et à ses certitudes.

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